L'intelligence émotionnelle appliquée

La gestion de la colère

Une stratégie efficace pour contenir la fureur de quelqu’un consiste à manifester de l’empathie pour ses émotions et son point de vue puis à lui faire considérer un autre point de vue, associé à des émotions plus positives. C’est une sorte de judo psychologique.

Les hommes et les femmes ne sont pas égaux face aux émotions ! Les filles apprenant plus tôt que les garçons à manier le langage parlé, elles savent mieux exprimer leurs sentiments et sont plus habiles à analyser leurs réactions émotionnelles. Dans la cour de récréation, lorsqu’un garçon se fait mal, ses camarades attendent de lui qu’il quitte le jeu pour que la partie puisse continuer. Quand la même chose se produit chez les filles, le jeu s’arrête et toutes les filles se rassemblent pour venir en aide à celle qui pleure. Plus tard, hommes et femmes abordent une conversation avec des attentes différentes : les hommes centrés sur le « fond », les femmes privilégiant la relation émotionnelle. « J’ai envie de faire des tas de trucs avec elle et elle, elle veut parler ! »

Les précautions à prendre pour qu’une discussion (et à terme une relation) ne dégénère pas sont simples au fond : s’en tenir au sujet de la discussion, faire preuve d’empathie et réduire la tension. Le plus souvent, lorsqu’une personne en colère sent que son point de vue a été entendu et ses sentiments compris, elle se calme.

A contrario la discussion s’envenime quand les interlocuteurs sont incapables d’entendre sans déformer ou de réagir avec lucidité ; il leur devient difficile d’organiser leur pensée et ils régressent vers des réactions primitives. D’autant que chacun va guetter et sélectionner tout ce qui, dans le comportement ou les propos de l’autre, va confirmer son sentiment et ses a priori.

Autre schéma destructeur : le mur du silence. Cette attitude (stratégie ?) communique une impression forte et troublante, un mélange de froideur, de supériorité et de dégoût. Quand elle devient habituelle, elle est dévastatrice car elle supprime toute possibilité de régler les désaccords.

Naturellement il est impossible de se défaire des « mauvais plis » émotionnels du jour au lendemain : le cerveau émotionnel déclenche des réactions routinières apprises dans les moments de colère et d’affliction du passé et devenues dominantes.

3 grandes étapes pour s’en défaire : se calmer, pacifier son discours intérieur et savoir écouter et s’exprimer sans rester sur la défensive.

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